La Bâtie-Festival de Genève
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4.48 Psychose

11.09/16.09

texte_Sarah Kane

mise en scène_mAthieu Bertholet

À 4.48 elle ne parlera plus
À 4.48 il n’y aura plus de mots

Jusqu’à 4.48 elle dira encore une fois ce qu’il reste à dire, ce qu’elle n’a pas su dire.
Dans 4.48 s’étale cette voix. La voix de qui ? L’auteure ? Une femme ? Toutes les femmes ? À toutes les femmes ?

À 4.48 elle dit adieu
À 4.48 elle disparaît

Dans 4.48 une femme sera marionnette. Dans 4.48 des danseuses* manipuleront une femme. Dans 4.48 une femme est face aux mots. Elle se saisit une dernière fois des mots. Dans 4.48 une femme est saisie pour la dernière fois. Son corps est porté une dernière fois.

Regardez-moi disparaître

A 4h48, elle ne parlera plus. Mais avant de se taire, elle égrène la liste des médicaments à prendre, des rages enfouies et des colères que rien n’apaisera plus. Ce texte, d’une puissance déchirante, nous heurte aux limites d’un corps et d’une tête devenues à la fois prisons et ennemis. Monologue ou testament, 4.48 Psychose est un texte écrit non pas depuis la folie, mais depuis la détresse, nue. Crié sur le papier juste avant le suicide de Sarah Kane, il nous plonge aux confins de l’insoutenable, dans les abysses d’une conscience souhaitant s’arracher à elle-même. Montée à Londres pour la première fois en 2000, un an et demi après la mort de l’auteure à l’âge de 28 ans, cette pièce est le premier // classique contemporain // à entrer dans le répertoire du POCHE /GVE. En partenariat avec La Bâtie-Festival de Genève et le Ballet Junior de Genève, mAthieu Bertholet fait résonner ce texte puissant avec l’évanescence des corps dansants. Un hommage vibrant, en écho à cette écriture du corps qui disparaît.

 

__Parce que Sarah Kane et cette pièce sont devenues des mythes. Parce que nous voulions montrer qu’une pièce contemporaine peut devenir un classique. Parce qu’avec cette pièce, La Bâtie et POCHE /GVE se retrouvent. Parce qu’on croit connaître 4.48 Psychose, et qu’il en reste encore bien des facettes à découvrir. Parce que ce texte prélude à une nouvelle saison du POCHE /GVE. Parce qu’un jour les auteures d’aujourd’hui deviendront des mythes.

 

__Parce que mAthieu Bertholet promet de défaire le mythe avec le soutien des danseuses et danseurs du Ballet Junior.

 

 

 

 

L’Arche est l’éditeur et l’agent théâtral du texte représenté. www.arche-editeur.com

_La billetterie est assurée par La Bâtie-Festival de  Genève (tarif festival) dès le 20.06

 

durée à venir

 

jeu Rébecca Balestra

danse danseuses et danseurs du Ballet Junior de Genève

 

assistanat à la mise en scène Manon Krüttli

répétitorat Tamara Bacci

scénographie Sylvie Kleiber

 

production en partenariat La Bâtie-Festival de Genève,

le Ballet Junior de Genève, POCHE /GVE

 

 

_Ce spectacle est repris lors des deux intégrales du sloop4 les dimanches 29.10 et 05.11

 

 

4.48 Psychose est publié chez L’Arche éditeur

 


En parallèle

_sa 02.09 répétition ouverte

_01 – 16.09.2017 La Bâtie, Festival de Genève, 41e édition

 

 

 

 

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