Pourquoi nos textes sont-ils féminisés?

Chaque saison, nous communiquons à travers différents supports de promotion: pour faire notre réclame, pour partager avec vous notre plaisir et notre passion du théâtre. Cette saison, vous allez nous lire et vous allez être pris-es d’un sentiment d’étrangeté. Face à la langue. Face aux mots. Vous allez douter de notre orthographe, de notre grammaire, de notre correctrice… Tout à coup, même les mots perdront de leur évidence. 

Nous avons pris l’habitude de voir et de décrire le monde au masculin pluriel. Et si, pour une fois, le monde était au féminin pluriel ? Faisant ainsi de ces supports non seulement la présentation d’une saison de plus de notre théâtre, nous en faisons des objets pour interroger notre interprétation du monde, un outil pour questionner nos habitudes. 

Ainsi, CHERS spectacteurs, professionnels du théâtre, enseignants, journalistes sentez-vous inclus, confondus, entendus, adressés. 

Sentons tous, une fois à l’envers, le trouble d’être sous-entendus.

// Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent
les règles de vie qui sont introduites au monde,
d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles.//

Michel de Montaigne
(1533–1592)

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