rendez-vous le 23 septembre

pour notre

présentation de saison 21/22

pour que la fête soit belle et tous les verres bien pleins, nous vous remercions de bien vouloir vous annoncer à billetterie@pochegve.ch

 


et en attendant que notre saison entière soit dévoilée le 23 septembre sur notre nouveau site tout beau tout neuf, réservez déjà votre place pour

Par les Villages

Après les représentations données dans le cadre du Festival de la Bâtie dans les villages genevois et alentours jusqu'au 17 septembre, ce spectacle continue son itinérance dans la ville du 27.09 au 03.10:

 

_lu 27.09 à 19h cour du passage Burlamachi, ancien bâtiment de la HEAD
_me 29.09 à 19h cour de l'immeuble rue Lissignol 8
_sa 02.10 à 16h Grande Prairie du Bois de la Bâtie, en partenariat avec la buvette Sadara
_di 03.10 à 17h cour du passage Burlamachi, ancien bâtiment de la HEAD

 

prix libre
sur réservation à billetterie@pochegve.ch ou par téléphone au 022 310 37 59;

 

__La Folle en costume de folie

texte Charles-Ferdinand Ramuz, mise en scène Chloë Lombard
jeu Zoé Sjollema

 

La Suisse, début du siècle passé. Une odeur forte et humide de tourbe. Le vert moelleux du pâturage à perte de vue. Au loin, les bruits d’un village reculé, perché au sommet d’une montagne. Le tintement des cloches, des verres que l’on fait trinquer et des voix ; qui parlent et chantent et cancanent. Et médisent aussi. Une fois l’an, toutes, tous, on arrête de travailler et on vient de partout, jusqu’ici, pour troquer son vieux chapeau pour une couronne dorée, ses vieilles chaussures contre des plus neuves. À l’occasion de la Fête de Jeunesse, des enfants offrent un costume à une femme fêlée, ébréchée à en perdre la raison par le départ de son amant. Un costume de Folie qu’elle refuse dès lors d’ôter et dont les grelots, infamants mais magnifiques, l’accompagnent comme autant de tintements d’espoir, dans son attente éperdue de l’être aimé.

 

Peu de langues de romans sont si orales qu’elles appellent la voix d’une actrice. Dans ce portrait d’un village, d’un pays, d’une société au travers de la folle peine d’une femme, Ramuz concentre son art en quelques pages, que Chloë Lombard prend à cœur de déplier avec soin, tendresse et attention pour le faire résonner aujourd’hui.

 

 

__Sans alcool

texte Alice Rivaz, mise en scène Guillaumarc Froidevaux
jeu Barbara Baker

 

Dans un Végétarien, une femme attablée déguste un plat de blé germé aux carottes crues et observe la vie quotidienne des gens qui se déroule dans ce restaurant sans alcool. Elle aime passer ses journées dans ce lieu fidèle à lui-même. Son imagination se déplie sous le bruit de la vaisselle qui se heurte, le bruissement du journal qui s’ouvre et le timbre de voix de celles qui se retrouvent gaiement alors que dehors la neige tombe, silencieuse. // Changer de restaurant, c’est un peu comme changer de vie. // Une illusion de grand chic dans une existence bien simple. Avec la perte de son travail, il devient difficile de vagabonder de restaurants en restaurants et d’y observer la vie des autres. Son journal intime déambule dans la ville au long de son amour pour les sans alcool, tant qu’il est encore possible…

 

Qu’une femme auteure ne soit pas assez connue n’étonne jamais assez. Faire entendre le journal intime d’une femme qui essaye de vivre avant qu’il ne soit trop tard, vivre, mais pas trop, donne à Guillaumarc Froidevaux l’opportunité de réparer cette infortunée méconnaissance, et nous offre à la fois le plaisir de voyager dans les restaurants sans alcool (presque) disparus de Genève et dans l’écriture fine d’Alice Rivaz.

 

Les deux textes sont joués ensemble, l'un à la suite de l'autre.